samedi 27 juin 2009

Tartare maison

Aujourd'hui, il fait beau et bbpomme a très envie de manger un steak tartare. Le lupus est endormi et la terrasse aménagé dans notre petit jardin de copro parisienne par le voisin franco-brésilien est très ensoleillé (à ce moment du récit, les parisiens attentifs à la météo réalisent que j'ai bien 10 jours de retard sur ce post...)

Je descends donc chez le boucher, pas celui dont la queue déborde jusque sur le trottoir de la boutique voisine, mais celui qui "pendant les travaux reste ouvert" sous un échaffaudage. Il me sert 375 grammes de son meilleur haché et je rentre dare-dare le mettre au frais sans oublier de récolter quelques brins de persil dans le jardin au retour.

Armé de mon hachoir "zen" à double lame courbe et sa planche à découper incurvée assortie, je réduis en fine mouture successivement le bouquet de persil, une poignée de cornichons, une échalotte, un oignon et deux gousses d'ail. Nous ne sommes pas amateurs de câpres... J'isole ces différents ingrédients dans des petits bols séparés, je sépare le hachis de boeuf en deux portions dans lesquelles je creuse un puits où je dépose un jaune d'oeuf.

Nous descendons dans le jardin les deux assiettes et la série de petits bols, la moutarde, l'huile d'olive, le sel et le poivre et une sauce liquide pimentée bien fameuse... Je craque aussi pour la sauce barbecue sous les protestations du bbpomme (je me rangerai ensuite à son avis après avoir goûté). La fin de la préparation est l'affaire de chacun et constitue le premier acte du repas à part entière!

Pizza du chef

"Qu'est-ce que tu veux manger ce soir?
- Je me ferais bien une pizza...
- Tu sais qu'il y a une époque où je les préparais moi-même... Qu'est-ce qui te tente comme recette?
- Pepperoni, merguez et compagnie!
- OK"

Je prends mon portefeuille, et descends faire quelques courses : direction place du commerce. Je m'arrête devant la pizzeria histoire de repérer la liste des ingrédients constituant la pizza du chef. Je pénètre dans l'établissement et commande une pizza du chef à emporter et un vermouth italien rouge (pas facile de tenir sa promesse de ne citer aucune marque sur ce blog...). Comme il fait un peu faim, je demande aussi quelques olives à grignoter.

Je m'installe confortablement dans le petit salon de velours rouge situé à l'entrée de la pizzeria. Je sirote tranquillement mon vermouth en croquant des olives. Quelques minutes plus tard, mes pizze sont prêtes, emballées dans un carton. Je prends soin de payer puis rentre à la maison à pieds et il ne reste plus qu'à déguster! Un verre d'eau pétillante s'accordera parfaitement avec cette recette dont personne ne pourra dire qu'elle est difficile à réaliser...

lundi 15 juin 2009

poêlée de carottes

"que dis-tu de carottes à la crème et aux lardons?
- beurk!
- sans la crème?
- oui!
- et avec des petits oignons...
- oui !!!"

j'émince donc un oignon et une échalotte pendant que bbpomme pèle 7 ou 8 belles carottes bio que je coupe ensuite en bâtonnets de 4mm de section environ. je fais revenir le mélange oignon-échalotte dans un filet d'huile d'olive (et dans la poêle). lorsqu'il est doré, je jette les carottes que je fais revenir quelques minutes avant d'ajouter un demi paquet de lardons. je mélange et saisis les lardons puis verse rapidement une tasse d'eau chaude dans laquelle j'ai émietté un demi cube de bouillon de légumes. faute de graines de cumin, bbpomme me suggère du thym et des grains entiers de poivres mélangés. j'en jette une bonne cuillérée ainsi qu'une feuille de laurier. je baisse à feu doux et couvre pendant un coup de fil à ma soeur, soit une bonne demie heure... ce sera notre plat unique ce soir, en triant les grains de poivre pour bbpomme ou en les broyant entre les molaires pour moi.

vendredi 5 juin 2009

cocktail "langeais-paris"

nous recevons ce soir la visite d'une rencontre virtuelle qui nous offre une amitié bien réelle ce soir. dans ses bagages, deux bouteilles de vouvray de son pays et pas moins de belles poignées de fraises de sa production, garantie compost maison et arrosage à l'eau de pluie récupérée (ou pas!)

un bon moment après son arrivée, alors que le vouvray repose en paix, je me soucie de leur sort. non seulement elles font un peu pitié dans leur petit sac plastique, mais surtout elles exhalent un parfum exceptionnel. on est loin de la mara et de la gariguette des étalages parisiens. ça sent la fraise des bois, un truc de dingue...

"je les ai apporté pour faire des mojitos!
- je n'ai plus de rhum blanc, mais encore du brun... j'inventerais bien un cocktail!"

dont acte. je commence par le rhum : 1cl de martiniquais arrangé maison avec vanille, cannelle et gingembre et 3cl de cubain 7 ans d'âge. j'y écrase 4 fraises au pilon et nous goûtons. les filles insistent pour ajouter du citron, 1cl de jus. puis, assez fatalement, du sucre, 1cl de liquide itou. nous touchons au but. une tournée, puis une deuxième qui (heureusement?) vient à bout du stock de fraises.

mignon wok vert

un bon moment que j'ai envie de me faire un wok. encore plus longtemps qu'un reste de filet mignon, à peine deux cents grammes, traîne dans le congél'. je le sors donc et le fait décongeler dans l'eau chaude pendant que je prépare la marinade. vinaigre de pomme déniché chez le traiteur asiat', sauce soja, le fameux sirop de safran de la belle-mère (et du beau-père aussi! il ne faut pas l'oublier non plus...), à peu près en proportions égales tous les trois. et une bonne giclée de l'irremplaçable sauce piment thaï. le porc finit d'y décongeler, entier puis émincé.

émincés aussi sont l'oignon et l'échalotte que je mèle au gingembre frais haché. je fais revenir ce mélange dans l'huile chauffée, mais pas trop, du wok, puis lorsqu'il est doré, y ajoute le porc sans la marinade. je le fais revenir rapidement puis le réserve sur la demi-grille au-dessus du wok.

viennent le remplacer les trois légumes que nous avons au congél' : brocolis débités en petites fleurs, haricots verts et poireaux en rondelles. j'ajoute la marinade pour la cuisson et couvre, tout en tournant régulièrement. lorsque c'est cuit, j'ajoute des champignons noirs préalablement trempés dans l'eau chaude et la viande. je parsème de coriande ciselée, mélange... et sers!

jeudi 28 mai 2009

Ce soir, c'est tartines!

Je vous entends déjà râler, "tartines gna gna gna trop facile, tout le monde sait faire".
Bande de vantards.
Car il s'agit là de supers -tartines, celles auxquelles on rajoute des épices, des aromates, celles qu'on fait griller au four.
Avec nostalgie, comme mon restaurant préféré à Lyon, L'Épicerie, ma cantine du j'ai-pas-envie-de-me-faire-à-manger. La seule raison pour laquelle j'accepterais de retourner vivre dans cette ville, c'est pas peu dire!

Il faut du pain de campagne, des tranches assez épaisses pour supporter le passage au four.

1ere tournée: on frotte le pain avec l'intérieur d'une tomate (et/ou une gousse d'ail), on rajoute un peu de jambon (blanc/de montagne/fumé/aux herbes, comme on préfère), quelques cornichons, des tranches d'etorki bien fines (ou un fromage type compté, beaufort...)

2e tournée: (là j'ai laissé parler ma créativité), fromage de chèvre frais (ou de la fourme d'ambert: c'est excellent! mais il n'y en avait plus), des tranches de poires, du sirop de safran, du quatre épices

Ca se passe au grill à 300, quelques minutes. Un indice: quand la croûte du pain a commencé à bien gristouiller, c'est que c'est prê

soirée tartines

après avoir ouvert l'apétit de bbpomme en évoquant les pizzas de ma cantine, je suggère une alternative qui prend tout son sens ce soir vu le joli morceau de pain "saint jean" que j'ai acheté à la boulangerie bio en rentrant : des tartines.

un bain et un (premier) couché de lupus plus tard, nous nous affairons dans la cuisine : j'accepte l'offre d'une poires/chèvre mais décline celle d'une pain-frotté-tomate/jambon froide. je pars donc dans ma propre préparation à base des mêmes ingrédients. j'écrase une gousse d'ail confite sur l'épaisse et large tranche de pain blanc, étale une cuillérée de moutarde en grains, dépose une demie tranche de jambon, la recouvre d'une belle couche de notre excellente sauce tomate bio, poivre, saupoudre de piment langue d'oiseau moulu et thym, juxtapose de fines lamelles d'etorki par dessus et finis par un filet d'huile d'olive.

je passe quelques minutes au grill et la sors lorsque le fromage roussit, pendant que bbpomme savoure déjà la sienne, finalement toastée rapidement aussi et dont l'odeur rappelle la raclette... il semble que le secret de cette recette soit en voie de rédaction également, sans oublier l'épatante "fromage et dessert" qui a suivi!

spaghettis plats au saumon

ce soir (ou plutôt hier en fait...), c'est pâtes au saumon! "toute bonne recette commençant par faire revenir un oignon émincé", comme je me plais parfois à le dire, je m'exécute. et j'ajoute même une échalotte. pendant ce temps, je mets déjà l'eau à bouillir pour ce que j'ai trouvé dans le placard, à savoir des "spaghetti plats".

lorsqu'ils sont bruns (les oignons et échalottes, pas les spaghetti plats! faut suivre), les effets de l'apéro au vin de noix des pères chartreux me poussent à innover... en offrant aux oignons le fond de mon troisième verre, histoire de les caraméliser davantage. il en reste malheureusement fort peu et je décide de rallonger avec un trait de vinaigre balsamique. ce n'est pas vraiment un coup de génie mais ça n'a pas gâché la recette non plus (comment ça je tue le suspens en racontant la fin?)

bref, je fais de la place dans la poêle pour la darne de saumon préalablement dépecée et désossée. Je la saisis à feu vif puis l'émiette rapidement avec la spatule en bois. je baisse à feu doux et ajoute une demie boite de crème liquide, du poivre. une fois que les spaghetti sont cuits, j'épaissis la sauce avec une bonne cuillérée de crème épaisse, mélange et sers immédiatement les deux gourmands.

mercredi 27 mai 2009

Côtes de porc miel-curry

Dîner à deux sur le pouce entre le bain et le couché du lupus ce soir. Comment est-il possible que bbpomme n'ait pas encore goûté le traditionnel porc miel-curry que je tiens de sa belle-mère? Je sors donc deux côtes de porc et les serre dans un petit plat pour la marinade. Je commence à saupoudrer une face de poudre de curry lorsque je me souviens qu'il nous reste de la pâte. Je tartine donc la deuxième face de pâte de curry.

Je fais bouillir un peu d'eau et en remplit au quart les deux pots de miel dans lesquels il ne reste qu'un fond. Je ferme et secoue bien pour dissoudre le miel cristallisé. Je verse ce miel dilué sur les côtes et ajoute une belle cuillerée d'un troisième miel, liquide celui-ci. Les côtes sont quasiment recouvertes. Je les laisse s'imprégner de la marinade le temps de lancer les macaronis et de faire chauffer une goutte d'huile dans la poêle. J'y saisis les deux côtes recto et verso puis ajoute la moitié de la marinade dans la poêle en baissant à feu moyen. Lorsque le jus a réduit, j'ajoute la deuxième moitié du jus et termine la cuisson à feu doux de telle sorte qu'il reste de la sauce pour mettre sur les macaronis et que la viande est bien tendre.

mardi 26 mai 2009

Poivron sur la flamme

Nous avons remis en application ce week-end chez une belle-mère une recette toute bête soufflée par l'autre le mois dernier lors de notre ballade par chez eux. Il s'agit de faire carboniser un poivron sur une flamme (d'un brûleur à gaz, d'un barbecue voire d'une bougie pour les gothiques ou du briquet de votre voisine de devant dans un concert de Cabrel).

On prend donc le poivron entier et on le pose sans ménagement sur la flamme en le tournant de temps en temps jusqu'à ce que la peau soit complètement noire. Attention, quand on dit complètement, c'est complètement! La première fois, il restait un peu de vert ça et là et c'était nettement moins bon que la seconde où il ne restait plus du tout de rouge (d'aucun préféreront conclure que le poivron rouge est meilleur que le vert...)

Je retire ensuite la peau. Dans les livres ils disent que ça part tout seul lorsqu'on le met dans un sac plastique mais j'ai pas réussi. Ceci dit, l'épluchage au couteau, c'est vraiment pas dur. Et je le découpe en lanière, sans autre assaisonnement qu'une pincée de sel ou de gros sel. Et pourtant, le jus du poivron cuit par cette méthode feront parier à plus d'un qu'il y a un filet d'huile d'olive...