dimanche 24 janvier 2010

wok aubergine-st jacques

bon, je ne vais pas jouer les jp-coffe à disserter sur les noms latins des prétendues "noix de st jacques"... toujours est-ils que celles qui attirent mon oeil dans le congélo ce mercredi là sont plutôt du genre "pétoncle" que "st jacques" malgré ce que raconte l'étiquette. nouvelle année, nouvelle organisation : le mercredi, je ne travaille pas un mois sur deux! je peux donc mitonner des petits plats à mon bbpomme le midi (puisqu'elle travaille juste à côté de la maison) et le soir!

pour ce mercredi soir-là, donc, je mets, dès mon retour de promenade avec lupus, au moins 200g de noix de pétoncle-st jacques à décongeler dans du lait. "dans du lait!?" s'étonne bbpomme à son retour. "ben ouais, je ne sais plus d'où ça me vient, mais je crois que tout le monde fait comme ça..."

en phase préparatoire toujours, je débite une belle aubergine en bâtonnets, genre 5mm de section par 5cm de long. et je les fais dégorger en les salant dans une passoire. 1h plus tard, je peux constater que cette méthode est vraiment efficace : j'aurais mieux fait de mettre la passoire dans l'évier ou sur une assiette que sur le plan de travail...

bref, pour la suite, (presque) toujours la même chanson : un gros oignon et une échalote émincés, un centimètre de gingembre frais et une gousse d'ail que je détaille cette fois au couteau pour changer. une demi-monstrueuse-carotte-bio offerte par la nounou de lupus découpée en bâtonnets itou.

j'enduis le wok d'huile de tournesol selon la méthode pas du tout ancestrale que j'ai comprise en lisant une description approximative d'une méthode soi-disant ancestrale dans un livre, j'y fait sauter l'ail et le gingembre et ajoute l'oignon et l'échalote avant que l'ail ne roussisse. je mets ensuite à cuire les carottes en respectant scrupuleusement la méthode ancestrale assez facile à comprendre dans le livre consistant à "cuire en tournant constamment". j'ajoute une bonne rasade de sauce de soja, une autre de vinaigre de pomme chinois. comme ça me pique les yeux, je décide d'adoucir avec une troisième de sirop de safran. et puis une plus timide de sauce à nems. j'ajoute les aubergines toujours en tournant constamment avec une spatule en bois. je poivre généreusement, j'ajoute les pétoncles (sans le lait) et opte pour une cinquième rasade de muscat sec, parce que c'est un wok mais que je suis quand même français!

muscat sec qui accompagnera plutôt avantageusement le résultat final obtenu quelques minutes plus tard lorsque les st jacques sont tout juste cuites. les aubergines sont gorgées de toutes les saveurs et c'est plutôt une agréable surprise que cette recette inventée au fil de l'eau sans trop y croire en me répétant "et si c'était aujourd'hui que le résultat de mes mélanges saugrenus allait être franchement raté?"

lundi 21 décembre 2009

poulet citron-gingembre

avant de reprendre dimanche midi les variations autour du poisson, nous faisons une pause poulet samedi soir. bbpomme a sorti deux belles cuisses de poulet jaune de champagne et je me lance dans l'inventaire des aromates à ma disposition pour une sauce dans le frigo... un reste de gingembre frais, ail, oignon. classique. je décide de mettre l'accent sur le gingembre et d'utiliser l'oignon comme base de la sauce.

j'en émince donc un gros que je fais revenir à la casserole dans l'huile d'olive avec une ou deux gousse d'ail pressée et le gingembre haché. comme je dois en garder pour le curry du lendemain, je n'en mets qu'un bon centimètre. j'ajoute assez rapidement les cuisses découpées en deux et les fais dorer. je renforce la présence du gingembre avec trois bonnes pincées de poudre.

alors que la cuisson se poursuit bon train à l'étouffée à feu moyen, je croise un demi citron un peu desséché dans la porte du frigo; je le débite en huit et l'envoie à la casserole. idem pour le sirop de safran qui traine pas loin : j'en verse un long trait. en fin de cuisson, j'aperçois le bouquet de laurier que ma belle-mère préférée a glissé dans notre valise lors de notre dernière visite sur le lieu de production et regrette de n'avoir pensé à l'utiliser plus tôt.

après une vingtaine de minutes, j'enlève le couvercle pour faire légèrement réduire la sauce dont je recouvre généreusement la viande et la quinoa qui l'accompagne dans les assiettes. nous sommes au final assez loin de l'idée de départ et citron et safran sont plus présents que le gingembre, mais il faut bien avouer que c'est un régal! le citron a confit dans le sirop et confère à la recette un petit air de tajine.

jeudi 17 décembre 2009

Spirale de poissons au colombo

Nous poursuivons ce soir les variations sur le thème du poisson aux épices. L'ingrédient imposé, ce sont les deux petits filets de sabre décongelés depuis un jour ou deux. Je choisis deux petis filets de rougets pour compléter, avec la forme la plus allongée possible pour venir se lover dans le sabre.

Je pose donc une longue feuille de laurier sur le filet de sabre, puis le filet de rouget préalablement décongelé dans l'eau chaude par dessus. Je place perpendiculairement aux filets une petite feuille de laurier qui dépassera du centre de la spirale à une extrémité et roule les filets autour. Je fixe le tout avec un demi pic à brochette en bambou qui traverse le roulleau de part en part en dépassant largement.

Au fond du plat à four qui accueillera ces deux petites spirales, je prépare une sauce avec les (faibles) moyens du bord : une grosse cuillère à soupe de la fameuse purée d'amande de la belle-mère, délitée dans un verre de lait et largement arrosée de poudre de colombo. je place les deux parts de poisson sur ce lit crémeux et épicés et enfourne à 190° pendant un quart d'heure.

Je dresse mes assiettes avec un bol de "riz 4 grains" (un reste de riz 3 grains complété avec un reste de basmati!) et une spirale en laissant le bâton. La sauce ayant formé une pâte un peu croutée, avant de la servir généreusement dans les assiettes (je choisis de ne pas napper mes jolies spirales et mes dômes de riz), je la délite à nouveau dans un peu de lait. A table!

Curry de poisson au wok

Un bon stock de poissons au congél, et bbpomme a une envie de curry. Je sors donc le wok ce soir là et l'enduit d'huile de noix, histoire de changer, parce qu'on est des oufs! J'y fais revenir une échalotte émincée, une gousse d'ail écrasée et un peu de gingembre frais haché.

J'ajoute un mix des deux légumes présents dans notre frigo : un panais et deux carottes détaillés en julienne. Une fois saisis, j'agrémente du fond du pot de pâte de curry madras rincé à l'eau chaude, du non-moins-fond de la petite brique de crème liquide, de l'encore-plus-fond de bocal de purée de tomate et d'une cuillère de purée d'amande, nouvel ingrédient introduit dans notre cuisine par une certaine belle-mère!

Je tronçonne deux filets de sole tropicale encore surgelés en cubes de 2 cm et les fais glisser dans le wok. Je laisse le tout mijoter juste ce qu'il faut pour cuire le poisson juste comme j'aime et nous nous régalons en accompagnant cette recette de la quinoa préparée par bbpomme juste avant pour notre lupus et nous!

mardi 24 novembre 2009

poulet à l'improviste (aux raisins blancs)

piafpif: Y. vient manger ce soir, vite fait. Peut-être juste pour l'apéro, on avisera.
bbpomme: Ok, très bien, tu as une idée de l'heure?
piafpif: Non, on avisera. J'en ai parlé à P. et R., ils passeront peut-être aussi, ou pas. L'un ne m'a pas encore répondu, l'autre a dit "je sais pas".
bbpomme: Ok, et ils mangeraient?
piafpif: On avisera.

Traduction: faire du manger en grande quantité, qui cuise tranquillement à la cuisine pendant qu'on apérote à côté et qu'on s'extasie devant les prouesses du petit lupitus d'un an (presque) (déjà!).

Ils ont quand même de la chance les copains de passer à l'improviste le jour de la livraison des courses.
Du coup on a moult options pour agrémenter le poulet jaune des Landes. Les navets, poireaux, courge muscade et autres pâtissons sont tranquilles: ce soir il n'y a que les raisins blancs qui m'intéressent!

Pendant que le poulet dore toutes ses faces dans la cocotte (avec deux oignons émincés et de l'huile d'olive), je fais chauffer des grains de raisin (l'équivalent d'une grosse grappe) dans une casserole avec un fond d'eau. Une fois chauds, j'en presse grossièrement une dizaine que je mélange au jus d'un citron; et je rajoute ce liquide - agrémenté de quelques noisettes de beurre, de sel et de poivre - au fond de la cocotte.
Le poulet continue à cuire une heure environ, à feu doux, retourné et arrosé de jus de temps à autre.

Evidemment, on prépare du riz aux amandes grillées à côté. Les fruits secs passeront deux minutes à la poële chaude et ensuite on les mélange au riz basmati rincé. Le tout cuira dans le 'rice cooker' avec deux fois le volume d'eau.

Une fois le poulet cuit, on le découpe dans un plat, rajoute le reste des raisins.

Et on a bu beaucoup de Chablis avec...

lundi 23 novembre 2009

méli-mélo de poissons en papillote

Qui n'a jamais rêvé de baptiser une recette "méli-mélo"?... les lecteurs des petites annonces du nouvel obs au caractère pudibond, peut-être! Bref, ce soir j'ai une envie de poisson et le deuxième tiroir de congélateur nous offre de la sole tropicale, du saumon bio d'écosse, du cabillaud et même des crevettes black tiger crues! Me voici gâté et presque embarassé de devoir choisir. Je fais donc un demi-choix (voire trois choix) : un pavé de saumon, un filet de cabillaud et 4 grosses crevettes (pour deux personnes).

Je lance la précuisson des crevettes sur le feu dans une petite casserole d'eau froide agrémentée d'une cuillère de sucre et d'une de sel. Après les avoir partagés en deux (si! c'est possible malgré leur congélation), je décide de plonger les pièces de poisson dans la casserole également.

J'émince une grosse échalote à faire revenir dans l'huile d'olive. Le temps de détailler une belle carotte en bâtonnets, et ceux-ci rejoignent l'échalote dans la poële. Je mouille au vin blanc puis ajoute généreusement du paprika et même une bonne pincée de poivres en grains mélangés. Je couvre pour précuire les carottes à feu moyen.

Lorsque le poisson commence à peine à pocher, je le retire de l'eau et dispose une moitié de chaque couleur dans chacune des deux feuilles d'alu à dessein de papillote. Je dispose le mélange carotte/échalote autour puis saupoudre légèrement de sauge. Lorsque l'eau bout dans la casserole, j'égoutte les crevettes, les épluche et en dispose une sur chaque demie-part de poisson (ce qui est un hasard, puisque je n'avais pas la moindre idée de l'issue de la recette lorsque j'ai refermé le congélo!)

Je finalise l'assaisonnement en disposant une cuillérée de pesto dans le giron des crevettes coiffant le cabillaud et une de graines de moutarde au centre de celles qui trônent sur le saumon. J'enfourne pour une quinzaine de minutes à 190 degrés. Le résultat ne révolutionne pas la cuisine contemporaine mais s'avère tout de même savoureux.

lundi 2 novembre 2009

Les tagliatelles à l'indienne de chez Christophe revisitées

Même les pires cantines ont leurs moments de grâce, leur petit coup de génie ou tout simplement une recette correctement maîtrisée. Cette cantine là se situait dans une petite zone industrielle à l'extérieur de Lyon et ce n'était pas la pire, pas la meilleure non plus. Toujours est-il que nous l'appelions affectueusement "chez Christophe", du nom du plutôt sympathique gérant de cette succursale d'une chaîne de restauration collective.

Il y avait quelques recettes sympas chez Christophe. Je pense en particulier aux gratins de fruits, déclinés en toutes saisons avec une réussite constante. Il y a même eu un moment de grâce avec des salsifis à la crème dont l'émotion gustative, et à présent son souvenir, doivent probablement partiellement leur intensité à la surprise de l'éprouver en ce lieu. Toujours est-il que je n'en ai jamais mangé de mieux accomodés. Et puis chaque jour, il était toujours possible de se rabattre sur les pâtes fraîches, très souvent des tagliatelles. Et lorsque la sauce indienne était proposée en accompagnement, c'était un peu la fête!

Cela fait plus d'un an que je ne suis pas allé chez Christophe, et ce soir là, je décide de rendre hommage à cette sauce à l'indienne. J'émince et fait revenir un demi poireau en guise d'oignon, non pas que cela se révèle typiquement indien, mais c'est tout ce que j'ai à ma disposition. Je déglace avec un trait de vinaigre balsamique pour rigoler puis j'ajoute un blanc de poulet préalablement découpé en lanières. Lorsqu'il dore, j'asperge avec force poudre de curry puis un fond d'eau.

Quand l'eau a réduite, j'ajoute une petite brique de crème liquide. Je fais le chemin jusqu'à l'épicerie du coin ouverte à cette heure avancée de la soirée en quête de raisins secs. Comme j'y retrouve le paquet que j'avais rapporté il y a 6 mois après avoir constaté qu'il était périmé, ainsi que son compère guère plus frais, j'opte plutôt pour un sachet de pruneaux. Il ne me reste plus qu'à les découper en quatre avant de les ajouter à ma sauce qui n'a plus grand chose à voir avec la recette de chez Christophe mais se révèle non moins goûtue.

mardi 27 octobre 2009

pintade aux trois "ch"

nous avons acheté un chou blanc, qu'allons-nous bien pouvoir en faire? à bien réfléchir maintenant, plutôt le genre de chou à manger cru que cuit mais voilà : nous l'avons cuit. "avec une pintade" répond bbpomme déterminée après une bonne séance de surf.

nous partons donc sur la base d'une recette en ligne, que nous allons adapter à notre sauce. tout d'abord, le boucher du bout de la rue fait une promo "spéciale choucroute" sur la cuisse de pintade (allez comprendre...) donc, ce sera cuisse pour tout le monde, six en l'occurrence.

bbpomme est aux commandes au début de la recette. elle fait blanchir la moitié du chou cinq minutes d'une part et revenir deux poireaux et huit carottes avec 300g de lardons dans une cocotte. je rentre du marché avec mes six cuisses de pintade à ce moment là et récupère les manettes.

je réserve le mélange carottes-poireaux-cochon et fait revenir les cuisses trois par trois côté face et côté pile dans la graisse du lard. lorsque la peau commence à blondir et que la casserole fume, je mouille d'une giclée de chouchen apporté le week-end dernier par nos amis bretons! lorsque toutes les cuisses sont revenues, je les recouvre du chou, du mélange et d'un bon kilo de minuscules patates "grenaille" rincées. je verse une demie bouteille de chouchen et presque autant d'eau dans la cocotte.

le plat cuit à feu doux jusqu'à ce que les amis montpelliérains victimes de la crise du stationnement dans le quartier arrivent, c'est-à-dire juste à temps pour la fermeté des petites patates mais un peu trop tard pour la présentation des cuisses de pintade! le chou au chouchen ch'avère chuper chucculent et le reste n'est pas mal non plus avec une larme de moutarde et un torrent de bordeaux millésimé.

jeudi 22 octobre 2009

risotto d'hiver

en hiver, j'ai une envie débordante de plat unique, sans chichis, un chouilla gras, fondant, épicé.
le légume de la saison c'est (entre autre) le poireau... il peut remplacer avantageusement oignons et échalottes, il colore l'assiette, il peut être croquant ou moelleux, un peu sucré. on en a tout le temps dans le frigo!

il suffit d'émincer et faire revenir dans l'huile d'olive deux échalotes, faire blanchir le riz (trois grains of course, c'est mon préféré!), puis mouiller mouiller mouiller avec de l'eau dans une sauteuse. une fois que le riz commence à être fondant, on ajoute les deux poireaux en rondelles. on continue à mouiller mouiller mouiller.
à côté, on fait griller une escalope de poulet jaune, finement tranché, avec une bonne dose de "mélange touareg", un sublime mix d'épices à viande.
quand les poireaux sont cuits, on rajoute le poulet, et du gruyère rapé qui fera des fils...

le plan B (B pour bébé) a été de prélever une dose de riz et poireaux pour le fiston avant l'ajout de la viande épicée. il dort encore en ce moment, s'il se réveille pour le dîner lui aussi se régalera!

le riz trois grains présente l'énorme avantage d'être goûteux et de marier les consistances, par contre il demande plus de cuisson! je compte 45 minutes pour ce plat, de la planche à découper à l'assiette (grand bol en l'occurence).
puis, il est joli :)

dimanche 18 octobre 2009

Le rôti façon grand-mère

comme promis hier soir au cours d'un repas franchement convivial, je fais un blog-back en l'honneur de nos hôtes venus de bretagne les bras chargés de présents victuailleux. pour l'occasion, j'avais sorti mon fameux rôti "façon grand-mère", déjà dépoussiéré avec mes parents le mois dernier après un injuste oubli depuis sa découverte dans un livre de recettes pour garçons au début des années 2000.

la recette est ultra simple et le résultat bluffant. je fais chauffer un mélange huile d'olive / beurre (demi-sel bien sûr ;-) dans une grande cocotte en fonte. j'y fais revenir plusieurs oignons et échalotes grossièrement coupés ainsi qu'un rôti de porc. celui d'hier était même farci aux pruneaux. j'ajoute également quelques gousses d'ail en chemise (avec la peau).

lorsque le rôti est bien doré, je jette dans la cocotte pêle-mêle des carottes, pommes de terres, poireaux, courgettes, etc. débités en gros cubes de 2-3cm. j'arrose d'un bouillon de boeuf à base d'eau, ou nettement mieux, du muscat de saint-jean-de-minervois fruit du travail de ma belle-mère, et de mon beau-père! quelques tours de moulin à poivre (qui peine, ces temps-ci), un bouquet garni, de la muscade.

après quelques heures à feu doux (le temps de cuire les patates... la dernière fois, disposant d'un délai plus court, je les ai précuites 5 minutes à la cocotte pour raccourcir le temps de cuisson à quelques 3/4 d'heure), le rôti est goûtu, les légumes sont hallucinants, le châteauneuf-du-pape coule à flots et l'amitié bat son plein. et le lendemain, le reste de légumes froids est à se damner!