samedi 18 juillet 2015

Cocktail mannequin

"fancy a drink ?" demandé-je à ma chérie ce soir, sans la moindre idée de ce que je vais préparer. Pas le courage de me lancer dans un mojito, mais pas non plus la flemme de me satisfaire d'un gin-tonic. Je me lance donc dans une impro.
D'autant que c'est la dernière chance de consommer cette banane très mûre. Hop ! dans le blender. Il faut du citron pour compenser le sucre. Le jus d'un jaune + le jus d'un vert. On ne lésine pas.
Côté alcool, que reste-t-il en stock ? Un fond de rhum arrangé de derrière les fagots. Anis, bois bandé, vanille, feuilles qui ressemblent à du laurier mais ne doivent pas en être, cannelle... Macéré depuis un bail. Il doit en rester environ 5cl. Un peu court pour 2 verres. J'ajoute donc à peu près la même dose de tequila ambrée.
Comme c'est l'été, je déverse une avalanche de glaçons directement dans le blender. Je mixe le tout et goûte. C'est fameux ! Un peu trop fort peut-être. J'allonge donc avec quelques centilitres de pur jus de pomme et une deuxième avalanche de glaçons, quelques tours de couteaux...
Servi dans un verre résultant du croisement entre la coupe à champagne et le verre à martini avec une feuille de menthe... les deux verres n'ont vraiment pas fait long feu.
Ne reste plus qu'à le baptiser. Notre fils de six ans qui a assisté à la préparation (et s'est indigné de ne pouvoir y goûter) suggère "cocktail mannequin" ou "danse au bal"... Après un débat houleux, nous tranchons. Bonne dégustation !

vendredi 19 décembre 2014

Foie gras des antipodes

Bon alors, je note la recette ici au cas où ce soit bon, et que je veuille recommencer. Pour l'instant, je n'en sais rien. Le foie gras cru marine au frais, sera cuit demain et mangé les jours suivants.

Donc oui, je fais partie des gens qui se plie à l'exercice de la terrine de foie gras systématiquement à Noël. Depuis une bonne dizaine d'années. Donc non, la campagne de sensibilisation à la détresse animale des oies et canards gavés ne me pousse pas à bouder ce plaisir. J'avoue. L'Histoire me jugera peut-être durement. C'est mal, c'est cliché, c'est tout ce que vous voulez. Moi, j'aime beaucoup le préparer et encore plus le manger.

Par contre, je ne peux pas m'empêcher de changer de recette tous les ans... Alors, quel accord improbable vais-je tenter cette année ? Après les patates (fadasse), les truffes (choc frontal des saveurs), le piment d'espelette (sympa mais on trouve toujours qu'on aurait dû en mettre plus), les pommes et le whisky (très réussi, la seule ayant eu droit à une réédition), probablement la figue (classique et efficace) et que sais-je encore...

Qu'ai-je en en stock ? Du "bois d'inde", mélange d'épices rapporté de la Martinique par les parents. Acide, relevé parfumé... Bonne idée ! J'en mais bien deux ou trois cuillères (à soupe ou à dessert ? Mais j'en sais rien moi !), avec force sel et poivre (je pesais consciencieusement l'un et l'autre les premières années, maintenant c'est pifométrique).

Hmmm... Qu'ajouter ? Tiens, quitte à donner dans l'exotisme, allons y avec l'angostura bitter. Une dizaine de giclettes. Angostura rime toujours avec rhum, arrangé à la vanille, ananas & coco en l'occurrence. Un petit verre. Oh, et puis deux bons traits de liqueur de cranberry, puisque j'en ai, na ! Rebelote sur la vanille avec une bonne pincée de poudre broyée... Bon, ok, j'arrête là. Hop ! Au frigo pour la nuit.

Demain, cuisson dans la terrine. Là par contre je ne change pas de méthode. Bain-marie à la casserole à découvert, surveillé comme le lait sur le feu. Une bonne galère pour sortir la terrine de l'eau, une petite planche pour tasser, des poids dessus, du gras partout... Et zou, au frigo. Verdict la semaine prochaine !

samedi 15 mai 2010

cocktail "attention piège à fille"

en nourrissant le lupus d'un yaourt agrémenté de coulis de fruit de la passion ce soir, je me suis dit que ce coulis devait s'avérer un ingrédient de cocktail intéressant. une fois l'enfant aux plumes et le lancement d'un nouveau blog beaucoup plus crétin que celui-ci, je me lance dans la confection d'un nouveau cocktail. je verse dans le shaker 3cl de l'élixir (coulis 100% passion) donc, 3cl de tequila reposado (après lecture de mon ouvrage de référence, il s'avère donc que cette tequila non estampillée "100% agave" en contient tout de même un minimum de 51%. quant à la mention "reposado", elle atteste d'un séjour en fût de 2 mois minimum... bref, de la tequila à cocktail...), 2cl de triple sec (car, contrairement à ce que prétend un caviste de mon quartier, dans lequel je ne parviens pas à en trouver, oui, ça existe encore en france!).
j'ajoute quelque glaçons, remue fermement et sers. comme la passion ne masque pas suffisamment le goût de la tequila, j'en rajoute 3cl supplémentaire. je pense également à un trait de citron pour équilibrer l'acidité mais nous n'en avons plus. le résultat est satisfaisant et je le tends au bbpomme pour validation en précisant : "attention, piège à fille".
elle goûte, acquiesce et précise "fille au singulier, j'espère!"...

mercredi 28 avril 2010

sauté de porc aux carottes

hier soir, il s'avérait urgent de cuisiner le kilo de sauté de porc sous vide dont la date de péremption venait juste de passer. autres ressources disponibles côté compartiment à légumes : deux oignons nouveaux et quelques grosses carottes. je sors donc la cocotte en tôle offerte par ma chère belle-mère, ainsi que le fond de bouteille de muscat de leur production.

je débite les oignons grossièrement, ainsi que deux échalotes et les fait revenir dans un fond d'huile de tournesol dans la cocotte. j'ajoute sans tarder le sauté de veau dont les morceaux font environ 5 cm de côté. je vais longuement revenir la viande à feu vif puis entreprend de la flamber au cognac. sauf que le temps de trouver une allumette et de l'allumer, le cognac a perdu l'envie de brûler. peu importe, l'odeur est bonne!

j'ajoute le quart de bouteille de muscat restant, une bonne cuillerée de cinq baies entières, quelques feuilles de laurier, une gousse d'ail non épluchée et les carottes débitées en tronçons d'un centimètre. je baisse le feu et laisse cuire à couvert pendant un bon moment. je saupoudre de sel et de cumin légèrement.

à plusieurs reprises, je sens depuis la pièce à côté la douce odeur de la viande qui commence à attacher au fond de la casserole en caramélisant, mais vérification faite, il n'en est rien... presque décevant. du coup, lorsque les carottes sont cuites mais encore ferme, je décide d'atteindre sciemment ce point de caramélisation. je découvre et augmente le feu.

rapidement, le jus réduit, réduit, et la viande brunit. j'ajoute un fond de sirop de safran et un trait de vinaigre de muscat pour donné un côté aigre-doux au plat, puis continuer de faire caraméliser à feu vif sans quitter la cocotte des yeux et en tournant continuellement. quand j'atteints le point souhaité, je coupe le feu et sers avec de la moutarde. nous nous régalons. je cherche la gousse d'ail mais elle a fondu dans le plat et je ne retrouve que sa chemise!

samedi 27 février 2010

poulet aux marrons et muscat

un ingrédient me tend les bras ce soir puisque ma soeur et notre mère ont assez modestement attaqué la bouteille du fameux muscat du pays natal de bbpomme hier à l'apéro, avant de nous lancer dans une nouvelle tentative d'application des quinze commandements des pâtes, carbonara en l'occurrence. tentative infructueuse puisque même si j'ai appliqué in extremis le coup de l'eau de cuisson dans le plat de service et celui de la sauce dans la casserole pour la première fois, j'ai réalisé juste après que j'avais encore oublié le coup du verre d'eau!

bref, pour ce soir ce sera donc cuisine au muscat, pour deux blancs de poulets frais, et quelques marrons surgelés! "quel accompagnement?" demandé-je à bbpomme. "des haricots verts avec les marrons!" je lance donc une casserole d'eau bouillante, une poêle d'huile d'olive bien chaude et une casserole avec un fond d'huile également. dans la première, je jette les marrons pour les décongeler avant la cuisson au muscat, dans la seconde, les blancs de poulet entiers que je saisis juste et dans la troisième, un gros oignon émincé avec du poivre et du laurier à feu vif.

lorsque les oignons sont dorés, je les caramélise avec deux traits successifs de muscat, toujours à feu vif, puis je réserve la moitié dans un bol pour agrémenter les haricots lorsqu'ils seront cuits, inspiré par le repas préparé par bbpomme pour notre fiston hier (qui n'y a pas touché, le gredin!) j'ajoute les filets bien roussis dans la casserole et les noie sous une demi-bouteille de muscat. je tire alors les marrons, non pas du feu mais de l'eau, que je conserve pour la cuisson des haricots. je réalise alors que le feu est coupé sous l'eau chaude. tant pis, les marrons finiront de décongeler dans le muscat! j'ajoute également à la préparation, que je cuis à feu moyen, deux cuillerées d'un fond de poulet maison récupéré dans la lèche-frite après un poulet rôti à la broche et précieusement conservé au frais depuis.

pendant que le plat mijote, je fais cuire les haricots verts surgelés, les égouttes puis les mélange aux oignons confits dans le muscat, sale, poivre. en fin de cuisson des marrons, je prélève un filet de jus pour déglacer les sucs de la poêle dans laquelle j'ai fait revenir le poulet. j'ajoute rapidement un bon trait de crème entière, laisse épaissir à feu moyen et verse dans deux petits verres disposés dans chaque assiette entre les haricots, le poulet et les marrons, parce que c'est trop la mode à paris pour les sauces crémeuses : on m'a servi pareil ce midi place de la contrescarpe en terrasse! et franchement, si leur sauce était bonne, la mienne n'a rien à lui envier! et en plus, mes haricots n'étaient pas froids contrairement aux leurs (et toc!) d'autant que, comble du chic, j'avais chauffé l'assiette au four à 60°c avant le service. bon ok, mes marrons auraient pu être un peu plus fondants... la faute au feu éteint sous la gamelle d'eau chaude pendant la précuisson!

soirée brasserie à la maison

en partant ce matin là, pas spécialement en avance pourtant, j'ai songé à sortir du congélateur 2 superbes pavés de boeuf pour notre dîner. je ne tarde pas à transmettre mon projet de menu à bbpomme par message pour lui mettre l'eau à la bouche... ce qu'elle qualifiera le soir venu de torture puisque, non moins en retard le matin, elle avait dû partir quelques minutes plus tôt sans petit-déjeuner. heureusement, à l'heure où tombe cet aveu qui n'est pas un reproche, l'attente n'est plus longue. juste le temps de se mettre aux fourneaux. et de déboucher une bouteille de chateauneuf-du-pape 2005 sorti tout droit de la cave en panne.

une fois que vous connaitrez la sauce choisie pour assaisonner ces pavés, vous comprendrez que les spaghettis aient remporté notre faveur comme accompagnement. soit une occasion de tenter à nouveau de mettre en application les "quinze commandements des pâtes" énoncés dans le livre mafio-culinaire que la belle-mère de bbpomme m'a offert à noël dernier. je vais essayer de vous les citer de tête :
1. utiliser un faitout haut et large, notre cocotte minute pour moi
2. mesurer 75g de pâtes en accompagnement et 125g en plat unique. ce soir là, ce sera 100g!
3. mesurer 1l d'eau par 100g de pâtes. facile
4. mesurer 10g de gros sel par litre d'eau. et dire que la seule recette pour laquelle je mesurais le sel jusqu'ici est le foie gras!
5. n'ajouter le sel qu'après l'ébullition. paf, premier piège, dans lequel je tombe souvent. pour le déjouer, il faudrait inverser les quatrième et cinquième commandements. ne comptez pas sur moi pour vous faire cette fleur
6. il est inutile d'ajouter de l'huile. et nous qui nous croyions malins à en mettre, "comme en italie"!
7. ajouter les pâtes après que le sel a fondu. ben oui, c'est futé de le mettre si tard, du coup faut attendre...
8. plonger les pâtes en une seule fois, au centre du faitout, là où l'ébullition est la plus forte. attention, ça devient limite intégriste, là
9. cuire à feu fort et à couvert. ou comment ruiner sa cuisinière...
10. toujours mélanger après une minute. toujours, voyons! dans mon cas, je crois que c'est plus souvent deux minutes, vous ne répétrez pas, hein!
11. respecter le temps de cuisson indiqué sur le paquet en préférant la cuisson al dente, plus digeste. je suis pas certain que le commandement précise s'il faut compter avant ou après la reprise de l'ébullition...
12. lorsque le temps est écoulé, couper le feu et jeter un verre d'eau froide pour stopper la cuisson. alors celui là, c'est ze piège! je le zappe à chaque fois.
13. avant d'égoutter les pâtes, verser 2 cuillères d'eau de cuisson dans le plat de service. technique, non?
14. une fois égouttées, remettre les pâtes dans la casserole avec la sauce. moi, perso je suis plutôt service à l'assiette et nappage, mais bon, le commandement, c'est le commandement
15. manger immédiatement, les pâtes cuites perdent rapidement leur texture et leur goût. là dessus, pas de problème

hey, hey! on dirait bien que j'ai réussi à lister les quinze d'un coup. et sans tricher, en plus. la pratique intensive de la pâte ces derniers temps doit y être pour quelque chose. bref, en parallèle de l'application mécréante de cette orthodoxie, je prépare la sauce au roquefort en faisant fondre le morceau de roquefort qu'il nous reste (c'est moins précis que les commandement comme mesure, tout de suite) avec de la crème entière liquide et force poivre dans une casserole. du moulin le poivre bien sûr, sinon l'énoncé de la recette est moins snob.

pour la cuisson des pavés, on est moins sage que la semaine dernière avec les entrecôtes : nous optons pour le beurre au lieu de l'huile d'olive. "comme à la brasserie", ça donne un tel goût. un aller-retour à feu très vif sur poêle super chaude. en vrai gastronomes, nous mangeons le boeuf bleu, bien sûr! avec des spaghettis mafieux donc, et de la sauce au roquefort. sans oublier la bouteille de chateauneuf qui se révèle absolument fantastique ce soir.

mardi 16 février 2010

le wok de l'imprévu

est-ce parce que le "teatime" au champ' suivi de muscat m'avait finement attaqué dimanche, ou simplement que l'état de nos provisions m'y a acculé? toujours est-il que j'ai réuni dans notre large wok en fonte des ingrédients que l'on y croise pas habituellement.

passons sur la belle lampée de muscat dans la marinade au côté des plus traditionnels sauce soja, vinaigre de pomme et sauce à nem agrémentés de 4 épices et cardamome. la première incartade vient de la quantité réduite (deux cent cinquante grammes) de blanc de poulet émincé à y faire mariner pour les quatre convives que l'emploi du temps du dimanche soir a sympathiquement réunis à notre table ce soir. qu'à cela ne tienne : j'y ajoute trois merguez débités en tronçons!

la seconde tient à notre stock de légumes, malmené par le rôti de porc façon grand-mère de la veille. me reste donc carottes et oignons en quantité raisonnable fort heureusement, mais aussi aubergine, chou vert... et courge butternut. je ne me laisse pas démonter : je pèle et coupe en quatre la moitié de la courge pour la faire blanchir trois minutes avant de la détailler en bâtonnet, tout comme les quelques trois ou quatre carottes.

côté chou, j'en émince un quart, à l'instar de trois oignons. je fais également précuire des nouilles japonaises udon avant de me lancer dans la cuisson. le wok est enduit d'huile de tournesol dans lequel je fais revenir la viande égouttée, tout en conservant la marinade. la merguez ne manque pas de s'exprimer dans un style fort peu asiatique... je la laisse revenir un peu plus longtemps que le poulet pour la cuire, puis l'écarte à son tour tout en conservant le jus bouillonnant au fond du wok sur le feu vif dans lequel je précipite trois belles gousses d'ail et deux centimètres de gingembre frais écrasés.

suivent par ordre et sans précipitation, les oignons, la courge, la carotte, le chou, les udon et la viande, en arrosant régulièrement de la généreuse marinade rallongée au besoin. lorsque je récupère la sauce thaï pimentée dans le frigo pour l'assaisonnement de chacun, je constate que j'ai oublié l'aubergine! mais pas le crozes-hermitage 2005 pour accompagner ce wok original et vraisemblablement apprécié par tous (à moins que nos invités soient très polis) (ce qui ne veut pas dire qu'ils ne sont pas polis s'ils ont aimé) (en tous cas, nous on les aime bien!) (les invités, pas les légumes bizarres dans le wok) (enfin, si les légumes aussi mais bon, bref)

dimanche 24 janvier 2010

Petit poulet du dimanche

En jetant un oeil à notre blog je me rends compte qu'on poste souvent la même chose: beaucoup de poulet, de poisson, d'épices... ça donne une vision assez réductrice de notre cuisine car on mange tout un tas d'autres choses: en cette saison beaucoup de lentilles (en soupe, avec saucisses...), de courges et assimilées (en gratin ou en purée), de poireaux et de patates, de viande rouge et de veau! et pourtant ce post ne manquera pas à notre coutume: encore du poulet, encore des épices. encore une délicieuse variation sur le thème du curry.

aujourd'hui nous déjeunons tard. réveil tardif, flemmitude du dimanche pluvieux. le loup est à la sieste (qui durera 4 heures). on prévoit de s'attaquer à 500gr de blanc de poulet, une courgette et une carotte.
je fais blondir 3 oignons de taille moyenne avec une gousse d'ail. dès que ça colore, je rajoute du curry et du tandoori en poudre. ensuite, les morceaux de poulet, que ça dore aussi! puis les deux légumes, un fond d'eau et re-des épices.
mon craquage du jour consistera en : un peu de jus de pamplemousse pressé minute, et du sirop de safran. j'aime osciller en permanence entre le sucré, le salé, le doux, l'amère, l'acide, le relevé...
à la fin de la cuisson je rajoute une demi-boîte de crème entière épaisse (ça manquait de gras) et je touille sur le feu pendant encore 30 secondes.

à côté nous avons été prévoyants: une casserole, un oignon coupé en 8, du riz pour deux, de l'eau (cuisson à la créole), du sel du poivre, une poignée de raisins secs, et 6 graines de cardamome.

compter ensuite du temps pour une bonne sieste, c'est toujours éreintant la digestion un dimanche...!

wok aubergine-st jacques

bon, je ne vais pas jouer les jp-coffe à disserter sur les noms latins des prétendues "noix de st jacques"... toujours est-ils que celles qui attirent mon oeil dans le congélo ce mercredi là sont plutôt du genre "pétoncle" que "st jacques" malgré ce que raconte l'étiquette. nouvelle année, nouvelle organisation : le mercredi, je ne travaille pas un mois sur deux! je peux donc mitonner des petits plats à mon bbpomme le midi (puisqu'elle travaille juste à côté de la maison) et le soir!

pour ce mercredi soir-là, donc, je mets, dès mon retour de promenade avec lupus, au moins 200g de noix de pétoncle-st jacques à décongeler dans du lait. "dans du lait!?" s'étonne bbpomme à son retour. "ben ouais, je ne sais plus d'où ça me vient, mais je crois que tout le monde fait comme ça..."

en phase préparatoire toujours, je débite une belle aubergine en bâtonnets, genre 5mm de section par 5cm de long. et je les fais dégorger en les salant dans une passoire. 1h plus tard, je peux constater que cette méthode est vraiment efficace : j'aurais mieux fait de mettre la passoire dans l'évier ou sur une assiette que sur le plan de travail...

bref, pour la suite, (presque) toujours la même chanson : un gros oignon et une échalote émincés, un centimètre de gingembre frais et une gousse d'ail que je détaille cette fois au couteau pour changer. une demi-monstrueuse-carotte-bio offerte par la nounou de lupus découpée en bâtonnets itou.

j'enduis le wok d'huile de tournesol selon la méthode pas du tout ancestrale que j'ai comprise en lisant une description approximative d'une méthode soi-disant ancestrale dans un livre, j'y fait sauter l'ail et le gingembre et ajoute l'oignon et l'échalote avant que l'ail ne roussisse. je mets ensuite à cuire les carottes en respectant scrupuleusement la méthode ancestrale assez facile à comprendre dans le livre consistant à "cuire en tournant constamment". j'ajoute une bonne rasade de sauce de soja, une autre de vinaigre de pomme chinois. comme ça me pique les yeux, je décide d'adoucir avec une troisième de sirop de safran. et puis une plus timide de sauce à nems. j'ajoute les aubergines toujours en tournant constamment avec une spatule en bois. je poivre généreusement, j'ajoute les pétoncles (sans le lait) et opte pour une cinquième rasade de muscat sec, parce que c'est un wok mais que je suis quand même français!

muscat sec qui accompagnera plutôt avantageusement le résultat final obtenu quelques minutes plus tard lorsque les st jacques sont tout juste cuites. les aubergines sont gorgées de toutes les saveurs et c'est plutôt une agréable surprise que cette recette inventée au fil de l'eau sans trop y croire en me répétant "et si c'était aujourd'hui que le résultat de mes mélanges saugrenus allait être franchement raté?"

lundi 21 décembre 2009

poulet citron-gingembre

avant de reprendre dimanche midi les variations autour du poisson, nous faisons une pause poulet samedi soir. bbpomme a sorti deux belles cuisses de poulet jaune de champagne et je me lance dans l'inventaire des aromates à ma disposition pour une sauce dans le frigo... un reste de gingembre frais, ail, oignon. classique. je décide de mettre l'accent sur le gingembre et d'utiliser l'oignon comme base de la sauce.

j'en émince donc un gros que je fais revenir à la casserole dans l'huile d'olive avec une ou deux gousse d'ail pressée et le gingembre haché. comme je dois en garder pour le curry du lendemain, je n'en mets qu'un bon centimètre. j'ajoute assez rapidement les cuisses découpées en deux et les fais dorer. je renforce la présence du gingembre avec trois bonnes pincées de poudre.

alors que la cuisson se poursuit bon train à l'étouffée à feu moyen, je croise un demi citron un peu desséché dans la porte du frigo; je le débite en huit et l'envoie à la casserole. idem pour le sirop de safran qui traine pas loin : j'en verse un long trait. en fin de cuisson, j'aperçois le bouquet de laurier que ma belle-mère préférée a glissé dans notre valise lors de notre dernière visite sur le lieu de production et regrette de n'avoir pensé à l'utiliser plus tôt.

après une vingtaine de minutes, j'enlève le couvercle pour faire légèrement réduire la sauce dont je recouvre généreusement la viande et la quinoa qui l'accompagne dans les assiettes. nous sommes au final assez loin de l'idée de départ et citron et safran sont plus présents que le gingembre, mais il faut bien avouer que c'est un régal! le citron a confit dans le sirop et confère à la recette un petit air de tajine.

jeudi 17 décembre 2009

Spirale de poissons au colombo

Nous poursuivons ce soir les variations sur le thème du poisson aux épices. L'ingrédient imposé, ce sont les deux petits filets de sabre décongelés depuis un jour ou deux. Je choisis deux petis filets de rougets pour compléter, avec la forme la plus allongée possible pour venir se lover dans le sabre.

Je pose donc une longue feuille de laurier sur le filet de sabre, puis le filet de rouget préalablement décongelé dans l'eau chaude par dessus. Je place perpendiculairement aux filets une petite feuille de laurier qui dépassera du centre de la spirale à une extrémité et roule les filets autour. Je fixe le tout avec un demi pic à brochette en bambou qui traverse le roulleau de part en part en dépassant largement.

Au fond du plat à four qui accueillera ces deux petites spirales, je prépare une sauce avec les (faibles) moyens du bord : une grosse cuillère à soupe de la fameuse purée d'amande de la belle-mère, délitée dans un verre de lait et largement arrosée de poudre de colombo. je place les deux parts de poisson sur ce lit crémeux et épicés et enfourne à 190° pendant un quart d'heure.

Je dresse mes assiettes avec un bol de "riz 4 grains" (un reste de riz 3 grains complété avec un reste de basmati!) et une spirale en laissant le bâton. La sauce ayant formé une pâte un peu croutée, avant de la servir généreusement dans les assiettes (je choisis de ne pas napper mes jolies spirales et mes dômes de riz), je la délite à nouveau dans un peu de lait. A table!

Curry de poisson au wok

Un bon stock de poissons au congél, et bbpomme a une envie de curry. Je sors donc le wok ce soir là et l'enduit d'huile de noix, histoire de changer, parce qu'on est des oufs! J'y fais revenir une échalotte émincée, une gousse d'ail écrasée et un peu de gingembre frais haché.

J'ajoute un mix des deux légumes présents dans notre frigo : un panais et deux carottes détaillés en julienne. Une fois saisis, j'agrémente du fond du pot de pâte de curry madras rincé à l'eau chaude, du non-moins-fond de la petite brique de crème liquide, de l'encore-plus-fond de bocal de purée de tomate et d'une cuillère de purée d'amande, nouvel ingrédient introduit dans notre cuisine par une certaine belle-mère!

Je tronçonne deux filets de sole tropicale encore surgelés en cubes de 2 cm et les fais glisser dans le wok. Je laisse le tout mijoter juste ce qu'il faut pour cuire le poisson juste comme j'aime et nous nous régalons en accompagnant cette recette de la quinoa préparée par bbpomme juste avant pour notre lupus et nous!

mardi 24 novembre 2009

poulet à l'improviste (aux raisins blancs)

piafpif: Y. vient manger ce soir, vite fait. Peut-être juste pour l'apéro, on avisera.
bbpomme: Ok, très bien, tu as une idée de l'heure?
piafpif: Non, on avisera. J'en ai parlé à P. et R., ils passeront peut-être aussi, ou pas. L'un ne m'a pas encore répondu, l'autre a dit "je sais pas".
bbpomme: Ok, et ils mangeraient?
piafpif: On avisera.

Traduction: faire du manger en grande quantité, qui cuise tranquillement à la cuisine pendant qu'on apérote à côté et qu'on s'extasie devant les prouesses du petit lupitus d'un an (presque) (déjà!).

Ils ont quand même de la chance les copains de passer à l'improviste le jour de la livraison des courses.
Du coup on a moult options pour agrémenter le poulet jaune des Landes. Les navets, poireaux, courge muscade et autres pâtissons sont tranquilles: ce soir il n'y a que les raisins blancs qui m'intéressent!

Pendant que le poulet dore toutes ses faces dans la cocotte (avec deux oignons émincés et de l'huile d'olive), je fais chauffer des grains de raisin (l'équivalent d'une grosse grappe) dans une casserole avec un fond d'eau. Une fois chauds, j'en presse grossièrement une dizaine que je mélange au jus d'un citron; et je rajoute ce liquide - agrémenté de quelques noisettes de beurre, de sel et de poivre - au fond de la cocotte.
Le poulet continue à cuire une heure environ, à feu doux, retourné et arrosé de jus de temps à autre.

Evidemment, on prépare du riz aux amandes grillées à côté. Les fruits secs passeront deux minutes à la poële chaude et ensuite on les mélange au riz basmati rincé. Le tout cuira dans le 'rice cooker' avec deux fois le volume d'eau.

Une fois le poulet cuit, on le découpe dans un plat, rajoute le reste des raisins.

Et on a bu beaucoup de Chablis avec...

lundi 23 novembre 2009

méli-mélo de poissons en papillote

Qui n'a jamais rêvé de baptiser une recette "méli-mélo"?... les lecteurs des petites annonces du nouvel obs au caractère pudibond, peut-être! Bref, ce soir j'ai une envie de poisson et le deuxième tiroir de congélateur nous offre de la sole tropicale, du saumon bio d'écosse, du cabillaud et même des crevettes black tiger crues! Me voici gâté et presque embarassé de devoir choisir. Je fais donc un demi-choix (voire trois choix) : un pavé de saumon, un filet de cabillaud et 4 grosses crevettes (pour deux personnes).

Je lance la précuisson des crevettes sur le feu dans une petite casserole d'eau froide agrémentée d'une cuillère de sucre et d'une de sel. Après les avoir partagés en deux (si! c'est possible malgré leur congélation), je décide de plonger les pièces de poisson dans la casserole également.

J'émince une grosse échalote à faire revenir dans l'huile d'olive. Le temps de détailler une belle carotte en bâtonnets, et ceux-ci rejoignent l'échalote dans la poële. Je mouille au vin blanc puis ajoute généreusement du paprika et même une bonne pincée de poivres en grains mélangés. Je couvre pour précuire les carottes à feu moyen.

Lorsque le poisson commence à peine à pocher, je le retire de l'eau et dispose une moitié de chaque couleur dans chacune des deux feuilles d'alu à dessein de papillote. Je dispose le mélange carotte/échalote autour puis saupoudre légèrement de sauge. Lorsque l'eau bout dans la casserole, j'égoutte les crevettes, les épluche et en dispose une sur chaque demie-part de poisson (ce qui est un hasard, puisque je n'avais pas la moindre idée de l'issue de la recette lorsque j'ai refermé le congélo!)

Je finalise l'assaisonnement en disposant une cuillérée de pesto dans le giron des crevettes coiffant le cabillaud et une de graines de moutarde au centre de celles qui trônent sur le saumon. J'enfourne pour une quinzaine de minutes à 190 degrés. Le résultat ne révolutionne pas la cuisine contemporaine mais s'avère tout de même savoureux.

lundi 2 novembre 2009

Les tagliatelles à l'indienne de chez Christophe revisitées

Même les pires cantines ont leurs moments de grâce, leur petit coup de génie ou tout simplement une recette correctement maîtrisée. Cette cantine là se situait dans une petite zone industrielle à l'extérieur de Lyon et ce n'était pas la pire, pas la meilleure non plus. Toujours est-il que nous l'appelions affectueusement "chez Christophe", du nom du plutôt sympathique gérant de cette succursale d'une chaîne de restauration collective.

Il y avait quelques recettes sympas chez Christophe. Je pense en particulier aux gratins de fruits, déclinés en toutes saisons avec une réussite constante. Il y a même eu un moment de grâce avec des salsifis à la crème dont l'émotion gustative, et à présent son souvenir, doivent probablement partiellement leur intensité à la surprise de l'éprouver en ce lieu. Toujours est-il que je n'en ai jamais mangé de mieux accomodés. Et puis chaque jour, il était toujours possible de se rabattre sur les pâtes fraîches, très souvent des tagliatelles. Et lorsque la sauce indienne était proposée en accompagnement, c'était un peu la fête!

Cela fait plus d'un an que je ne suis pas allé chez Christophe, et ce soir là, je décide de rendre hommage à cette sauce à l'indienne. J'émince et fait revenir un demi poireau en guise d'oignon, non pas que cela se révèle typiquement indien, mais c'est tout ce que j'ai à ma disposition. Je déglace avec un trait de vinaigre balsamique pour rigoler puis j'ajoute un blanc de poulet préalablement découpé en lanières. Lorsqu'il dore, j'asperge avec force poudre de curry puis un fond d'eau.

Quand l'eau a réduite, j'ajoute une petite brique de crème liquide. Je fais le chemin jusqu'à l'épicerie du coin ouverte à cette heure avancée de la soirée en quête de raisins secs. Comme j'y retrouve le paquet que j'avais rapporté il y a 6 mois après avoir constaté qu'il était périmé, ainsi que son compère guère plus frais, j'opte plutôt pour un sachet de pruneaux. Il ne me reste plus qu'à les découper en quatre avant de les ajouter à ma sauce qui n'a plus grand chose à voir avec la recette de chez Christophe mais se révèle non moins goûtue.

mardi 27 octobre 2009

pintade aux trois "ch"

nous avons acheté un chou blanc, qu'allons-nous bien pouvoir en faire? à bien réfléchir maintenant, plutôt le genre de chou à manger cru que cuit mais voilà : nous l'avons cuit. "avec une pintade" répond bbpomme déterminée après une bonne séance de surf.

nous partons donc sur la base d'une recette en ligne, que nous allons adapter à notre sauce. tout d'abord, le boucher du bout de la rue fait une promo "spéciale choucroute" sur la cuisse de pintade (allez comprendre...) donc, ce sera cuisse pour tout le monde, six en l'occurrence.

bbpomme est aux commandes au début de la recette. elle fait blanchir la moitié du chou cinq minutes d'une part et revenir deux poireaux et huit carottes avec 300g de lardons dans une cocotte. je rentre du marché avec mes six cuisses de pintade à ce moment là et récupère les manettes.

je réserve le mélange carottes-poireaux-cochon et fait revenir les cuisses trois par trois côté face et côté pile dans la graisse du lard. lorsque la peau commence à blondir et que la casserole fume, je mouille d'une giclée de chouchen apporté le week-end dernier par nos amis bretons! lorsque toutes les cuisses sont revenues, je les recouvre du chou, du mélange et d'un bon kilo de minuscules patates "grenaille" rincées. je verse une demie bouteille de chouchen et presque autant d'eau dans la cocotte.

le plat cuit à feu doux jusqu'à ce que les amis montpelliérains victimes de la crise du stationnement dans le quartier arrivent, c'est-à-dire juste à temps pour la fermeté des petites patates mais un peu trop tard pour la présentation des cuisses de pintade! le chou au chouchen ch'avère chuper chucculent et le reste n'est pas mal non plus avec une larme de moutarde et un torrent de bordeaux millésimé.

jeudi 22 octobre 2009

risotto d'hiver

en hiver, j'ai une envie débordante de plat unique, sans chichis, un chouilla gras, fondant, épicé.
le légume de la saison c'est (entre autre) le poireau... il peut remplacer avantageusement oignons et échalottes, il colore l'assiette, il peut être croquant ou moelleux, un peu sucré. on en a tout le temps dans le frigo!

il suffit d'émincer et faire revenir dans l'huile d'olive deux échalotes, faire blanchir le riz (trois grains of course, c'est mon préféré!), puis mouiller mouiller mouiller avec de l'eau dans une sauteuse. une fois que le riz commence à être fondant, on ajoute les deux poireaux en rondelles. on continue à mouiller mouiller mouiller.
à côté, on fait griller une escalope de poulet jaune, finement tranché, avec une bonne dose de "mélange touareg", un sublime mix d'épices à viande.
quand les poireaux sont cuits, on rajoute le poulet, et du gruyère rapé qui fera des fils...

le plan B (B pour bébé) a été de prélever une dose de riz et poireaux pour le fiston avant l'ajout de la viande épicée. il dort encore en ce moment, s'il se réveille pour le dîner lui aussi se régalera!

le riz trois grains présente l'énorme avantage d'être goûteux et de marier les consistances, par contre il demande plus de cuisson! je compte 45 minutes pour ce plat, de la planche à découper à l'assiette (grand bol en l'occurence).
puis, il est joli :)

dimanche 18 octobre 2009

Le rôti façon grand-mère

comme promis hier soir au cours d'un repas franchement convivial, je fais un blog-back en l'honneur de nos hôtes venus de bretagne les bras chargés de présents victuailleux. pour l'occasion, j'avais sorti mon fameux rôti "façon grand-mère", déjà dépoussiéré avec mes parents le mois dernier après un injuste oubli depuis sa découverte dans un livre de recettes pour garçons au début des années 2000.

la recette est ultra simple et le résultat bluffant. je fais chauffer un mélange huile d'olive / beurre (demi-sel bien sûr ;-) dans une grande cocotte en fonte. j'y fais revenir plusieurs oignons et échalotes grossièrement coupés ainsi qu'un rôti de porc. celui d'hier était même farci aux pruneaux. j'ajoute également quelques gousses d'ail en chemise (avec la peau).

lorsque le rôti est bien doré, je jette dans la cocotte pêle-mêle des carottes, pommes de terres, poireaux, courgettes, etc. débités en gros cubes de 2-3cm. j'arrose d'un bouillon de boeuf à base d'eau, ou nettement mieux, du muscat de saint-jean-de-minervois fruit du travail de ma belle-mère, et de mon beau-père! quelques tours de moulin à poivre (qui peine, ces temps-ci), un bouquet garni, de la muscade.

après quelques heures à feu doux (le temps de cuire les patates... la dernière fois, disposant d'un délai plus court, je les ai précuites 5 minutes à la cocotte pour raccourcir le temps de cuisson à quelques 3/4 d'heure), le rôti est goûtu, les légumes sont hallucinants, le châteauneuf-du-pape coule à flots et l'amitié bat son plein. et le lendemain, le reste de légumes froids est à se damner!

samedi 29 août 2009

Tandoo-riz de poulet lacté

Les deux blancs levés sur le poulet bio dont le reste a fini dans une crème de safran sont pour leur part destinés à une marinade au yaourt et épices indiennes. Je mélange donc dans un récipient un yaourt brassé, deux cuillères de "best momo massala" et "best hot curry massala" prélevées sur la ribambelle de petits sachets plastiques rapportés du népal par ma petite soeur et qui est à présent épinglée sur le mur de la cuisine. J'y plonge les blancs de poulet et répartis l'enduis de toutes parts. Peut confiant sur l'état de mes épices et un peu scrupuleux quand à ma promesse de "poulet tandoori", je saupoudre en plus d'une cuillérée de mélange tandoori. Je réserve au frais plusieurs heures.

Pour agrémenter le poulet, je prépare un riz "façon florence", du prénom de notre regrettée voisine psy partie goûter sa retraite au vert, peu après avoir pris le soin de nous recevoir autour d'un formidable curry (lire à ce sujet le précédent épisode de nos aventures). Il s'agit d'ajouter à la cuisson du riz des amandes grillées et des raisins secs. Je fais donc griller à sec une poignée d'amandes et sort le paquet de raisins lorsque bbpomme me fait remarquer que nous avons un paquet de dattes et de figues séchées ouvert. Je loue cette idée de variante et débite deux dattes et deux figues en petits morceaux. J'ajoute également ma propre touche en faisant revenir un oignon émincé très fin dans l'huile d'olive. Je mets donc à l'autocuiseur un verre de riz, deux verres d'eau, les amandes, les fruits séchés et l'oignon bruni, bien mélangés.

Pendant ce temps, je prépare une salade verte et fais griller le poulet à feu moyen dans la fameuse poêle en fonte striée qui "fait des traces de barbecue"! Ce soir encore, la cave reste au chômage technique et nous ne buvons que de l'eau.

Poulet rôti façon tandoori et curry de pommes de terre et épinards

Un poulet entier (qui a gambadé dans l'herbe pendant au moins 81 jours)
Des épices: colombo et tandoori

Pommes de terre
Epinards en branches (surgelés, c'est pratique; 2/3 de pommes de terre pour 1/3 d'épinards est une bonne proportion à mon avis)
Oignons
Ail
Pâte de curry

Le poulet est simplissime: on le pose dans un plat prêt à aller au four, on saupoudre d'épices (j'ai la main plutôt lourde, c'est une question de goût), et on arrose d'huile d'olive. Enfourner à 210° pendant une heure, retourner à mi-cuisson et rajouter des épices sur le côté qui en a été privé jusqu'alors.

Pendant ce temps là, on pèle et coupe les patates en petits dés, les oignons en fines lamelles, et on presse l'ail (ouais, j'ai abandonné ma Garlic Card® qui, objectivement, est une sombre m***e).
Dans le wok en fonte, faire revenir oignons et ail dans de l'huile d'olive bien chaude. Dès que ça dore, ajouter quelques cuillères de pâte de curry.
Jetter ensuite les pommes de terre, faire revenir à feu vif, puis couvrir de liquide. Poursuivre la cuisson à feu doux, et baigner d'eau si nécessaire jusqu'à cuisson complète des pommes de terre.
A côté, cuire les épinards surgelés dans de l'eau bouillante et les rajouter dans le wok quelques minutes avant la fin de la cuisson.

Pour accentuer le côté "exotique", servir avec du lait fermenté en boisson et des figues et dattes.